jeudi 19 janvier 2012

Mecanopolis » Le profiteur, un fascisme financier ?

Je me vois obligé aujourd’hui de faire entendre ma voix, car ayant été rendu attentif à certains faits qui me laissent pantois, il me faut les faire connaître plutôt que de les enterrer comme on le fait d’habitude dans notre beau pays.

Jusqu’à aujourd’hui je pensais que la Suisse mettait l’accent sur l’inventivité et sur la création de nouvelles entreprises. Cependant il s’agit là d’un rideau de fumée: en effet, est-ce que le poids de l’administration, ses exigences et ses toujours nouvelles réglementations ne vont pas bientôt tuer toute velléité d’inventivité, de création d’entreprises et de nouvelles places de travail? Le tout est couronné par des règles nouvelles en matière bancaire, règles issues de notre soumission à l’accord liberticide américain appelé le «Patriot’s Act» qui, sous prétexte de protéger nos peuples des dangers du terrorisme mis à toutes les sauces, a eu comme effet de réduire à l’extrême nos libertés et nos droits.

Echange de renseignements à l’international, interdiction de passer les frontières avec des sommes importantes, liberté donnée aux banques d’exiger des clients, qui veulent transférer des sommes d’une certaine importance, des justificatifs ou le plan détaillé des projets dans lesquels ils veulent investir, quitte à ainsi livrer les secrets d’affaires que ces mêmes banques peuvent alors capter pour leur plus grand bénéfice. Les banques deviennent ainsi juge et partie, au mépris du droit élémentaire à chacun de disposer de ses biens, retard systématique mis par ces mêmes grandes banques commerciales de créditer les sommes reçues pour ainsi pouvoir encaisser des jours d’intérêt qui devraient appartenir au client, comme aussi retarder les payements instruits par le client, soit disant propriétaire de son argent. Quelle belle réputation pour la place financière suisse! Déjà bien mise à mal par les voltefaces toujours renouvelées de nos autorités quant à la protection de notre fameux et folklorique secret bancaire.

A qui profite donc cette destruction lente et continue de cette industrie typiquement suisse, créatrice de richesses et d’emplois pour notre pays, la banque et la gestion de fortunes, sinon à ceux qui aimeraient bien voir disparaître cette activité: les places financières de Londres et celles des Etats-Unis, les banques d’affaires américaines et certains groupes d’intérêts internationaux et discrets auxquels des chefs d’entreprise et politiques de notre pays appartiennent aussi, leur but ultime étant de dominer le monde en éradiquant les gouvernements nationaux et les sentiments patriotiques des peuples ainsi dominés.

La question qui se pose est: nos gouvernements glissent-ils lentement et par touches successives de la démocratie au fascisme pour atteindre en douceur ces objectifs? Telle est la question angoissante qui surgit à voir la lente progression des mesures diverses et variées mises en place afin de museler nos libertés sous le flot du «politically correct» qui nous envahit.

Jean-Antoine Cramer, Genève
http://www.mecanopolis.org/?p=24647

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire